Les ruines de Knossos – Crète
Construit en Crète à partir est construit un peu après 2000 av. J.-C., détruit vers 1700, reconstruit tout de suite après et détruit partiellement en 1650 et définitivement en 1450 av. J.-C. A l’abandon, il sera réutilisé à l’époque grecque et à l’époque romaine. Selon Homère, Cnossos était la capitale de la Crète. C’est le plus grand des palais minoens. Il occupe une surface de près de 20.000 m². Sur les cà´tés Ouest et Sud, un mur faisait le tour du palais, peut-être pour en fixer les limites, mais ce n’était pas un mur de fortification.
La cité abritait le palais du roi Minos, son architecture connue sous le nom de palais de Cnossos, avec ses innombrables pièces entrelacées, est certainement le Labyrinthe que la mythologie attribue au Minotaure.
Mais que se cache t-il réellement derrière la légende du Minotaure ? Le palais de Cnossos était-il vraiment un palais ? C’est ce que nous allons tentés de découvrir …
Découverte de Cnossos
Les ruines de Cnossos ont été découvertes en 1878 par un antiquaire crétois, Minos Kalokairinos. Il a conduit les premières fouilles, mettant au jour des magasins dans l’aile ouest du palais, ainsi que des éléments de façades.Le 16 mars 1900, un archéologue britannique, Arthur Evans, achète l’ensemble du site et entame des fouilles de grande envergure. La fouille et la restauration de Cnossos, ainsi que la découverte de la civilisation qu’il a lui-même appelée minoenne, du nom du roi légendaire Minos, sont inséparables de la personne d’Evans. Evans était assisté par Duncan Mackenzie, qui s’était déjà signalé sur les chantiers de fouille de Milo, et par Theodor Fyfe, un architecte de l’école britannique d’Athènes. Utilisant des paysans locaux comme fouilleurs, Evans a mis au jour en quelques mois une partie importante d’un ensemble qu’il a considéré être le palais de Minos. En réalité, Cnossos est un ensemble complexe de plus de 1000 pièces imbriquées et servait à la fois de centre administratif et religieux, mais aussi de centre de stockage de denrées.
Vers 1570 avant notre ère, un deuxième tremblement de terre, en rapport avec l’éruption du Santorin, détruit de nouveaux les palais.
Cela n’empêche pas la civilisation minoenne d’atteindre son apogée.
Selon l’archéologue allemand Hans Georg Wunderlich, le palais aurait été un immense mausolée destiné à recevoir les morts. Il n’aurait donc jamais été habité.
Selon lui, les hautes jarres de terre ne contenaient pas du grain ou de l’huile mais étaient des urnes o๠les cadavres étaient conservés dans du miel.
De même, les silos de pierre sont en réalité des sarcophages.
Cette théorie est séduisante et collerait parfaitement à la légende d’un palais “mauditâ€, abritant un monstre.
Cependant, aucun squelette n’a été retrouvé ce qui ébranle fortement la théorie du sanctuaire.
En fait, les deux théories ne sont pas vraiment convaincantes au vu des découvertes.
On imagine mal un roi s’installant dans des pièces sans fenêtre. De même, l’absence de cuisines et d’écuries est inconcevable pour un édifice d’une telle importance.
Le mystère reste donc pour le moment non résolu. Mais, les fouilles se poursuivent et Cnossos nous livrera peut-être un jour tous ses secrets
ESTHETIQUE
Les colonnades crétoises sont formées d’un nombre impair de colonnes dites renversées car elles s’évasent vers le haut. Ce sont des colonnes en bois de couleur rouge qui sont plantées dans le sol et surmontées du chapiteau typique crétois. Tout le palais possède un toit plat ce qui est assez courant sous ces climats. Les façades sont monumentales, elles s’étendent sur plusieurs niveaux et sont rythmées par des piliers et des colonnes rouges sur des murs en gypse et en albâtre. Pour rompre la monotonie des façades elles contiennent de nombreux redans.
On ne sait pas vraiment à quoi ressemblait le palais et on dénombre aujourd’hui beaucoup de reconstitutions très différentes. Le palais comme on le voit de nos jours est le fruit du travail de Sir Arthur Evans qui fit de nombreuses reconstructions très controversées ( à grand renfort de béton) et même parfois erronées.
L’intérieur du palais est agrémenté de magnifiques fresques aux motifs marins et de taureaux. On y retrouve aussi une multitude de vases. De nombreuses pièces étaient richement décorées comme les quartiers de la reine avec ses fresques de dauphins ou la salle du trà´ne. La palette de couleur des Crétois était très riche et se diversifiait en bleus, rouges,…
Mythe du Labyrinthe et du Minotaure
Ce sont les auteurs anciens qui nous ont rapporté cette légende. Tous leurs récits sur la Crète tournent autour du Labyrinthe.
Monstre à corps d’homme et à tête de taureau, le Minotaure était le fils de Pasiphaé, femme de Minos, et d’un taureau envoyé par Poséidon, dieu de la Mer.
Dédale est l’architecte supposé de ce Labyrinthe. Originaire d’Athènes, il a été forcé de s’exiler pour avoir tué son neveu. Il se réfugie en Crète, o๠le roi Minos, fils de Zeus et d’Europe, lui demande de construire un édifice pour y enfermer le Minotaure.
Dédale imagine alors le Labyrinthe, “palais de la double hacheâ€, aux salles et aux couloirs si enchevêtrés qu’on ne peut en sortir.
Plus tard, Minos ayant vaincu Athènes, la cité asservie doit payer un tribut de sept jeunes hommes et sept jeunes femmes, chaque année.
Les victimes sont enfermées dans le Labyrinthe et sacrifiées au monstre. Ces sacrifices continuent jusqu’au jour o๠le héros Thésée tue le Minotaure. Grâce au fil déroulé par Ariane, fille de Minos, le vainqueur peut sortir des inextricables couloirs.
Pour avoir déplu au roi, Dédale et son fils Icare sont enfermés dans le Labyrinthe. Ils s’en échappent en se fabricant des ailes avec de la cire. Icare s’approche si près du Soleil que ses ailes fondent. Il est alors précipité dans la mer, près de Samos, évènement à l’origine de la mer Icarienne.
Galerie photos :
Situation Géographique :
















J’ai adoré l’à®le de Crète ainsi que Knossos. Les ruines sont encore en bonnes état, ça vaut vraiment le détour.