Hestia
Hestiaa, déesse du feu, avait un culte qui, en Asie et en Grèce, remontait à la plus haute antiquité. Elle était honorée à Troie, longtemps avant la ruine de cette ville, et ce fut Énée qui, croit-on, apporta en Italie son culte et son symbole : il l’avait parmi ses dieux pénates.
Les Grecs commençaient et finissaient tous leurs sacrifices par honorer Hestia, et l’invoquaient la première, avant tous les autres dieux.
Il y avait à Corinthe un temple de Hestia, mais sans aucune statue ; on voyait seulement au milieu de ce temple un autel pour les sacrifices qui se faisaient à la déesse. Elle avait aussi des autels dans
plusieurs temples consacrés à d’autres dieux, comme à Delphes, à Athènes, à Ténédos, à Argos, à Milet, à Éphèse, etc.
Son culte consistait principalement à entretenir le feu qui lui était consacré et à prendre garde qu’il ne s’éteignît.
à€ Rome, ainsi que chez les Grecs, Hestia, la vierge, n’avait d’autre image ou d’autre symbole que le feu sacré. Une des manières de la représenter était en habit de matrone, vêtue de la stola, tenant de la main droite un flambeau ou une lampe, ou une patère, vase à deux anses, appelé capeduncula, quelquefois aussi un Palladium ou une petite Victoire. Parfois, au lieu de la patère, elle tient une haste, javelot sans fer, ou
une corne d’abondance.

